
Sclérose en plaques : Rééducation, auto-rééducation guidée et exercices fonctionnels, ludiques et sportifs
– màj :
Jour 1
Après-midi 14h00-18h00
THEORIE : Accueillir les stagiaires – Positionner les stagiaires / thème
Accueil, présentation, prise en compte des attentes des stagiaires
Présentation des objectifs, programme + organisation
Les questions, attentes, etc
PRATIQUE : • Apprentissage des exercices d’étirements-assouplissements au tapis de sol • Connaitre l’intérêt orthopédique de chaque position. • Savoir que la limitation des amplitudes rend plus difficile (et parfois impossible) la progression motrice
Pratique des auto-étirements [1, 2] :
– Etirements dans les positions des NEM (niveau d’Evolution Moteur)
– Auto-étirements en décubitus pour les patients fatigués qui sont nombreux dans cette pathologie.
– Auto-étirements analytiques : lorsqu’il existe une limitation d’amplitude ou une spasticité portant sur un petit nombre de muscles.
Exemple : la spasticité du triceps sural et des fléchisseurs des orteils
– Facilitations manuelles permettant de réaliser ces étirements dans chaque position lorsque le patient est incapable de – pratiquer les auto-étirements sans l’aide d’une tierce personne
– Préparation idéale pour les patients jeunes présentant des diminutions d’amplitude.
– Connaitre les limites de ces exercices qui sont insuffisants pour lutter contre le déconditionnement à l’effort aérobie que présentent ces patients. Il est donc nécessaire d’ajouter d’autres exercices plus dynamiques.
THEORIE : • Connaitre Les symptômes de la sclérose en plaques, Les différentes phases de cette pathologie, Les conséquences lors de la rééducation : l’importance des bilans fonctionnels et des exercices fonctionnels [1, 2]
• Connaitre les bases de l’apprentissage moteur et ses conséquences en rééducation
• Passer du rêve à la réalité en ce qui concerne la plasticité cérébrale
– Rappel du contexte de cette pathologie qui affecte plus de 50 000 patients en France et qui débute souvent chez l’adulte jeune…
– Les principaux symptômes possibles dans les scléroses en plaques : syndrome pyramidal, cérébelleux, vestibulaire, extra-pyramidal, sensitif, visuel, sans oublier la fatigue spécifique de cette affection, etc. [1, 2]
C’est la raison pour laquelle on a pu dire qu’il s’agissait d’un « résumé de la neurologie »
L’évolution est classiquement imprévisible.
Le pronostic à été modifié par les traitements de fond actuels [3] qui permettent de bloquer plus ou moins efficacement l’évolution de la pathologie et permettent au patient de prolonger la phase fruste en début d’affection et de progresser durablement à l’intérieur de leur handicap dans les cas plus avancés.
– Les différentes phases de la pathologie résumées par le bilan fonctionnel EDSS connu des neurologues du monde entier
Pour le kinésithérapeute, il est capital de savoir qu’il s’applique à tous les patients présentant une SEP malgré la variété des symptômes présentés.
Si un (ou plusieurs) symptôme(s) s’aggrave(nt), cela se traduit dans ce bilan fonctionnel par une dégradation des performances.
Inversement, l’amélioration des performances fonctionnelles quantifiées par une cotation chiffrée est la preuve soit d’une amélioration neurologique, soit d’un meilleur contrôle par le patient de ses symptômes, quelle qu’en soit la nature.
– Cette constatation permet de comprendre l’importance de la rééducation fonctionnelle. Dans ce stage, on présentera 2 protocoles de rééducation fonctionnelle très simples permettant de quantifier les petits progrès du patient à chaque séance de rééducation, avec une grande sensibilité :
– le protocole PREFQ pour les membres inférieurs [4]
– et le protocole PRAFOMS pour les membres supérieurs [5]
– Cette évolution peut être découpée en 3 phases principales [1, 2] : La phase de marche autonome ; La phase de perte d’autonomie ; La phase de dépendance
– Qu’est-ce qu’un apprentissage sérieux ? [6]
C’est un apprentissage basé sur la tâche à accomplir et pratiqué avec persévérance.
– A toutes les phases, les patients peuvent progresser à l’intérieur de leur handicap. Mais il a été démontré [7] que la plasticité cérébrale induite par la rééducation est réversible si l’entrainement du patient cesse pendant quelques mois. Cela justifie pleinement une auto-rééducation guidée pratiquée sur le long terme [2]
PRATIQUE : • Savoir enseigner au patient la clef d’une bonne performance : la préparation physique et mentale avant chaque exercice
• Pratiquer la gestion de la fatigue du patient et de son énergie disponible (l’énergie étant le contraire de la fatigue)
La cryothérapie [1, 2] qui est efficace chez 8 patients sur 10
– Réalisation d’une cryothérapie bon marché et facile d’utilisation
– Le traitement chronophage mais indispensable des douleurs [1, 2].
Que faire ? Et que faut-il éviter de faire ?
– Le repos avant et entre chaque exercice, le plus souvent associé à une relaxation [1] simple et facile à pratiquer en autonomie par le patient lors de l’auto-rééducation
– Le timing de la prise en charge des patients à intégrer dans un programme global de maitrise de la fatigue
– Utilisation de l’entraînement mental [8]
Exemple chez les patients risquant de chuter lors d’un demi-tour avec un déambulateur qu’ils réalisent trop rapidement ; mais qui sont trop fatigables pour pouvoir répéter de nombreuses fois ce demi-tour dans le but de le perfectionner.
PRATIQUE : • Lutter contre le déconditionnement à l’effort [1, 2]
• Motiver les patient jeunes [1] par des activités physiques ludiques et sportives
• Proposer à chaque patient une activité compatible avec son handicap
Gymnastique rythmée par la musique
Jour 2
Matin 9h00-13h00
PRATIQUE : • Améliorer de manière ludique et attrayante : L’équilibration en position debout [1, 2]
• Lutter contre le déconditionnement à l’effort et travailler l’endurance aérobie [1, 2]
• Solliciter la mémoire gestuelle pour mémoriser un enchainement
• Dédramatiser les chutes et éviter le syndrome post-chute
– Utilisation de techniques et enchaînements utilisant les jeux de ballon et exercices d’équilibre chronométrés motivant le patient à battre son record du jour ou des jours précédents
– Utilisation des escaliers en pratique avec ou sans aide-technique, comme un véritable outil de rééducation
– Quantification en nombre de marche franchies par le patient, pour : motiver le patient grâce à la connaissance des résultats ; et réaliser une progression
– L’apprentissage des chutes et des relever du sol au début, avec appui sur un objet stable.
Puis, si possible, en progression, sans autre appui que le sol.
En fin de progression, dans les atteintes frustes, on peut s’inspirer des « Burpees » utilisés en musculation
THEORIE : • Réaliser une progression pour les exercices d’indépendance fonctionnelle [1, 2] concernant les membres supérieurs.
• Exercices de compléments ludiques ou sportifs
– Réalisation de tâches fonctionnelles, usuelles ou ludiques de difficulté croissante [5]
– Dans un deuxième temps, chronométrage de ces mêmes activités
– Utilisation des aides techniques [10]
THEORIE : • Gérer le phénomène de la lame de canif pour progresser lors de l’exercice assis-debout-assis
– En cas de spasticité au stade EDSS 7.0, aménager les conditions de pratique pour effectuer plus facilement les transferts entre le lit et le fauteuil
THEORIE : • Rendre autonome et faire progresser un patient en piscine fraiche. Utilisation des différentes aides-techniques spécifiques
– Exposé des 7 exercices principaux pour lesquels une progression est souhaitable en piscine [11]
PRATIQUE : • Pratiquer les exercices de détente et de lutte contre les douleurs [1, 2] et l’oedème par des techniques pouvant être effectuées en autonomie et faire partie de l’auto-rééducation guidée
Pratique relaxante diverses et dérivatifs psychologiques :
– Nages de salon permettant en même temps des étirements sans pesanteur et un auto-massage du rachis souvent douloureux chez ces patients
– Stretching effectué avec ou sans musique
– Auto-massage anti-douleur du rachis avec un gros ballon
– Auto-massage manuel ou avec un gros ballon anti-douleur et anti-oedème des membres inférieurs et supérieurs
THEORIE : • Finaliser le stage en ne négligeant pas les ultimes questions des stagiaires
• Effectuer les dernières tâches administratives
– Répondre aux dernières questions des stagiaires
– Faire une synthèse de la formation
– Rédaction par chaque participant de son auto-évaluation
– Distribution des attestations de stage et autres documents
Prochaines sessions
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Sclérose en plaques : Rééducation, auto-rééducation guidée et exercices fonctionnels, ludiques et sportifs

Prise en charge : FIF PL et DPC
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Modalités pratiques
Formateur(s) [PDF] : SULTANA Roland